Finalités
La finalité de l’éducation spéciale
est l’éducation et la formation des enfants
handicapés pour en faire des citoyens à part
entière. Elle consiste à dispenser aux jeunes
handicapés au sens de la loi d’orientation,
outre les soins nécessaires à leur état,
toutes les matières académiques, telles que
l’éducation physique, l’enseignement
ménager, l’ajustement psychologique et la formation
professionnelle, nécessaires à leur intégration
dans la société.
Les types de handicaps ciblés sont tout à
la fois les déficits visuels, les déficits
verbo auditifs, les handicaps physiques, les déficiences
mentales, tout troubles de langages ou difficultés
d’apprentissage.
Il s’agit de faire en sorte que le pivot de leur
monde soit solide, de leur inculquer l’idée
que leur contribution au développement du pays est
attendue en leur ouvrant l’accès à l’emploi
et au bien être.
La mise en œuvre d’une synergie entre les ministères
concernés par leurs handicaps comme le Ministère
de l’Education, le Ministère du Développement
ou le Ministère de la Santé est fondamental
pour favoriser le dépistage précoce et la
prévention des maladies invalidantes.
En effet, les efforts consentis dans le domaine auront
beaucoup plus d’impact, si parallèlement des
campagnes de prévention sont menées pour lutter
contre les grandes endémies et les accidents de la
circulation. L’aide internationale pourrait juguler
ces fléaux et enrayer tout ce qui est évitable.
Liste des établissements
publics
Liste des établissements
privés
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ASEDEM |
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Centre de sauvegarde de Grand-Yoff |
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Centre de sauvegarde de Guédiawaye |
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Ste Jeanne d'Arc |
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USE (Ex Centre de BOPP) |
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Centre l'Abri (Ouakam) |
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Garance Afrique |
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Centre de Yeumbeul |
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Centre social de thiès |
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Ecole des Albinos (Thiès) |
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DAHW (Kédougou) |
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Enfance et paix (Parcelles Assainies) |
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Centre ESTEL (Ouakam) |
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CEIDA (Guédiawaye) |
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Les philanthropes (Rufisque) |
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Centre social privé (ASCOF) |
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Enda Ecopole |
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Centre de Malika |
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Centre de prudence (Dieuppeul1) |
Historique
Dès 1963, le Sénégal a décidé
d’agir pour la prise en charge de l’éducation
et de la formation des aveugles. Le pays était, en
effet, représenté à Paris en septembre
1963 au Congrès National qui s’est tenu sur
la protection sociale de aveugles. C’est au cours
de ces assises que le Sénégal, élu
membre du comité de liaison, a présenté
et fait voter une résolution portant sur :
- la possibilité d’octroyer des bourses
aux personnes aptes à assimiler l’enseignement
du système braille,
- l’octroi du matériel nécessaire
à l’enseignement en vue de créer une
ou plusieurs classes pour aveugles,
- l’octroi de matériel nécessaire
pour un ou plusieurs ateliers protégés,
- la possibilité d’envoyer au Sénégal
des enseignants pour aveugles au titre de l’assistance
technique.
Trois jeunes aveugles intellectuels furent ainsi proposés
en vue d’obtenir une bourse d’enseignement et
de perfectionnement du système Braille qu’ils
s’engageaient à diffuser largement à
leur retour de France. Cette expérience n’eut
malheureusement pas de lendemain.
Elle a cependant permis de former des jeunes aveugles qui
devaient être regroupés plus tard à
l’Ecole des Arts de Dakar et ce, dans plusieurs sections
(vannerie, poterie et musique avec orchestre).
En mai 1966, le Sénégal a été
destinataire d’une note du Secrétaire Général
de l’Organisation de l’Unité Africaine
relative à la future création d’un comité
d’action pour les aveugles en Afrique occidentale,
conformément à la résolution numéro
2 adoptée par la première conférence
africaine d’action pour les aveugles, tenue à
Lagos du 12 au 22 janvier 1966.
Cette conférence a établi un plan africain
d’action pour les aveugles avec des objectifs précis
à atteindre en 5 ans. Les organisations internationales,
notamment la société royale pour les aveugles
du Commonwelth et la fondation américaine pour les
aveugles d’Outre- Mer, furent ainsi invitées
à fournir toute l’aide possible.
En 1974, l’état du Sénégal a
signé une convention avec la fondation américaine
pour les aveugles d’Outre- Mer, convention portant
sur l’envoi d’un expert enseignant, sur la formation
de trente enseignants pendant deux ans spécialisés
dans l’enseignement de jeunes aveugles ainsi que l’octroi
de matériel didactique.
Cette formation a eu lieu de 1974 à 1976. Ces enseignants
spécialisés ont été affectés
dans une trentaine d’écoles publiques du pays
dans toutes les régions où des enfants aveugles
avaient été recensés et inscrits.
C’est ainsi qu’a démarré une
vaste entreprise qui a permis à notre système
éducatif d’être plus démocratique
et qui a offert à des centaines d’enfants aveugles
des possibilités de se dégager des ténèbres
de l’ignorance où les avait confiné
leur handicap.
C’est à partir de 1974 que le Sénégal
s’est engagé résolument dans une politique
d’éducation et de formation des ces enfants
handicapés, qu’ils soient non voyants, sourd-
muets, handicapés physiques ou mentaux
Actuellement, après plus de 25 ans d’existence
l’éducation spéciale a droit de cité
dans le système éducatif. Elle est, en effet,
reconnue par tous les textes de référence
et les élèves handicapés suivent dans
les différents ordres d’enseignement et participent
au examens et concours, depuis le CFEE, le BFEM jusqu’au
bac avec parfois des résultats très brillants.
Ces différents handicaps sont pris en charge par
des établissements scolaires publics
et privés.
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