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Partenariats

Le partenariat est devenu un passage obligé dans le contexte actuel .
Le développement de la citoyenneté dans un contexte de mondialisation, impose une participation et une implication de tous aux processus de définition, d’élaboration et de mise en œuvre des politiques éducatives.
Le développement de l’éducation, nécessite des moyens que l’Etat seul n’est pas capable de fournir.
C’est conscient de cela, que le gouvernement s’est résolument engagé dans le cadre de sa Lettre de Politique Sectorielle, à développer un partenariat large, efficace et mieux organisé, pour que les ressources de toute nature, disponibles chez les différents acteurs et partenaires puissent être investies sans entrave dans le système éducatif.
L’atteinte de cet objectif nécessite l’organisation des interventions afin d’éviter la dispersion et la déperdition des énergies et des synergies.
Les réformes des systèmes éducatifs préconisées par les EGEF et le PDEF sont à forte incidence financière par l’importance des efforts d’investissement qu’elles requièrent.

Il s’agit :

pour élargir l’accès:
• de construire et équiper des écoles et des salles de classes répondant aux normes (clôture, latrines, point d’eau),
• de mettre à niveau celles qui existent en les mettant aux normes,
• de réhabiliter et maintenir,
• de recruter et former des enseignants,
• d'ouvrir et équiper des cantines scolaires.

pour améliorer la qualité de :
• augmenter les moyens d’intervention des acteurs (véhicules, motos, carburants, autres moyens logistiques),
• promouvoir une politique éditoriale (financer l’élaboration et la production de manuels et livres de bibliothèques en nombre suffisant),
• financer des programmes de santé et nutrition,
• promouvoir un environnement sain et protecteur,
• lutter contre les abandons et les redoublements,
• financer des projets d’écoles,
• élaborer un nouveau curriculum pour l’éducation de base.

pour améliorer la gestion de :
• mettre à disposition et de gérer convenablement d’importants moyens financiers,
• rationaliser l’utilisation des moyens matériels, humains et financiers,
• décentraliser la gestion du système éducatif en responsabilisant davantage les collectivités à la base.

Du coup, il y a un décuplement des besoins éducatifs, surtout dans les pays pauvres et par conséquent, une démultiplication du besoin en ressources pour financer les programmes d’éducation. Pour faire face à ce besoin, il y a une exigence de la part des Etats de créer les conditions d’une mobilisation exceptionnelle des ressources à la fois internes et externes.

Au plan externe, il faut :
• avoir l’appui des organismes de coopération et d’aide technique. La lourdeur des investissements induits par la réforme en termes de mise à disposition d’infrastructures et d’intrants de qualité et en termes de soutenabilité sur une longue période (10 ans) ne peut être supportée par les budgets des Etats, fortement grevés par le service de la dette. Sans un engagement massif et concerté de la communauté internationale et un changement de paradigme dans la vision du développement et le financement des priorités il est impossible de créer un environnement favorable à la réforme du système éducatif.

Au plan interne, il faut :
• augmenter la part de ressources affectées à l’éducation dans le budget de l’Etat mais également procéder à une réallocation en faveur de l’éducation de base et surtout en faveur de l’enseignement élémentaire. C’est pourquoi l’Etat du Sénégal a augmenté régulièrement le volume de ressources propres affectées au secteur de l’éducation. Dans la Loi de finance de 2003, le secteur bénéficie de 142,266 milliards de francs CFA de crédits sur le budget public de 2003 dont 127,2 milliards de dépenses ordinaires et 15,001 milliards de dépenses d’investissement. Cela représente un accroissement de 10 % par rapport à l’année 2002. Comparées à celles de 2000, les dépenses totales publiques d’éducation financées sur ressources propres ont progressé de 25,7 %. Par rapport aux prévisions du Programme 2002 qui avait fixé la contribution publique à 111,5 milliards, l’effort aura été remarquable et a permis d’atteindre l’objectif de 35% fixé pour la première phase du PDEF.

• mobiliser les ressources présentes chez les divers acteurs. C’est dans ce cadre qu’il faut situer tous les efforts qui sont présentement accomplis pour mobiliser et organiser les partenaires à la base dans le cadre de la sous-composante « Participation des communautés ». Il faut reconnaître que de tout temps, sans qu’il existe un cadre institutionnel pour l’organiser, d’importantes ressources sont investies dans l’école par les ONG, les émigrés, les parents d’élèves, les organisations communautaires de base. Si les résultats escomptés n’ont pas suivi, c’est parce qu’il y a un problème d’organisation de ces interventions. Sans la concertation des acteurs et une planification des actions pour éviter les duplications et les redondances, il est difficile d’avoir de l’efficacité.

Comment s’organise la concertation aux différents niveaux ?

Avec les partenaires au développement :

Deux revues conjointes sont organisées annuellement avec tous les partenaires intervenant dans le programme, pour suivre l’exécution technique, l’exécution financière, le niveau de réalisation des indicateurs….
Chaque revue est précédée d’une mission de supervision d’une durée de 10 à 15 jours permettant à tous les acteurs d’analyser à fond l’exécution technique des activités de toutes les composantes du Programme.


Avec les partenaires nationaux

En plus de la table de concertation des partenaires de l’éducation de base de la Direction de l’Enseignement Elémentaire dont la Direction de la Planification et de la Réforme de l’Education est membre, des tables de concertation sont en train d’être mises en place au niveau de chaque Inspection d’Académie et de chaque Inspection Départementale. Le processus a démarré depuis janvier 2003 et compte se poursuivre. 13 (treize ) tables sont déjà installées. L’objectif de la Division communication et partenariat, situé au sein de la Direction de la Planification et de la Réforme de l’Education, est de terminer la mise en place de ces tables avant fin décembre 2004.

Il existe d’autres espaces d’échange que sont les organes de gestion et qui sont implantés tant au niveau central qu’au niveau déconcentré.

 
Voir aussi
La table de concertation
Les organes de gestion

Téléchargement
La charte du partenariat (54Ko)

 

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